FERMADAPT – Ventilation en bâtiment - Groupe Lait 56
2026 · Chambres d'agriculture
Ventilation en bâtiment laitier : mesurer et optimiser le confort thermique face aux vagues de chaleur. Dans l’Ouest du Morbihan, les projections climatiques annoncent une augmentation marquée du nombre de journées chaudes dans les décennies à venir. Au Faouët, on passerait d’environ 18 jours par an avec des températures maximales supérieures à 25 °C à près de 45 jours à l’horizon 2041–2070 (source DRIAS). Pour les élevages laitiers, cette évolution pose un défi majeur, en particulier pour les troupeaux à haut niveau de production, plus sensibles au stress thermique. Dans le cadre du programme FERMADAPT, deux éleveurs du groupe Lait Ouest Morbihan, équipés de ventilateurs, ont souhaité objectiver l’efficacité de leurs installations. Accompagnés par un conseiller bâtiment de la Chambre d’agriculture de Bretagne, ils ont bénéficié d’un diagnostic complet intégrant mesures de température, d’hygrométrie et de vitesse d’air, ainsi qu’une cartographie précise des flux dans les bâtiments. L’analyse s’appuie sur le plan d’actions national porté par le CNIEL pour limiter le stress thermique en élevage laitier. Les deux exploitations présentent des configurations différentes : bâtiment récent avec aire paillée et robots de traite pour l’une, logettes et salle de traite pour l’autre. Les ventilateurs installés – à flux vertical avec déflecteurs ou à grandes pales – ont été positionnés au-dessus des zones stratégiques (couchage, alimentation, circulation). Les mesures réalisées en conditions estivales modérées montrent que l’objectif d’une vitesse d’air d’au moins 1 m/s au niveau du flanc des animaux est atteint principalement dans le rayon d’action direct des ventilateurs. Entre deux appareils, la vitesse d’air chute en dessous des seuils recommandés, soulignant l’importance du dimensionnement et de l’implantation. Les retours d’expérience des éleveurs mettent en avant des effets positifs : meilleure répartition des animaux, ambiance plus saine en hiver, litière plus sèche. Des points de vigilance apparaissent toutefois, comme le risque de sols plus glissants ou la nécessité d’ajuster finement les réglages pour limiter les consommations électriques. En conclusion, la ventilation mécanique constitue un levier complémentaire mais non prioritaire. Avant d’investir, il est essentiel de travailler les fondamentaux : abreuvement, gestion du rayonnement solaire, ventilation naturelle et adaptation des pratiques alimentaires. Bien intégrée dans une approche globale, elle contribue à sécuriser le confort thermique des vaches dans un contexte de réchauffement climatique.
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- Projet : Programme annuel CRA BRETAGNE 2025
- Zones : region 53
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