{"id":"chambres_d'agriculture_328084","title":"Fermadapt – Essais Trévarez – Effets du pâturage hivernal sur les prairies","year":2026,"publisher":"Chambres d'agriculture","excerpt":"Valoriser l’herbe d’hiver sans dégrader les prairies : quatre ans d’essais confirment l’intérêt du pâturage hivernal. Avec le changement climatique, les dynamiques de pousse de l’herbe évoluent en Bretagne. Les automnes plus doux et plus longs favorisent une production d’herbe accrue en fin de saiso…","url":"https://rd-agri.fr/detail/DOCUMENT/chambres_d'agriculture_328084","links":{"self":"/rd-agri/documents/chambres_d'agriculture_328084"},"description":"Valoriser l’herbe d’hiver sans dégrader les prairies : quatre ans d’essais confirment l’intérêt du pâturage hivernal. Avec le changement climatique, les dynamiques de pousse de l’herbe évoluent en Bretagne. Les automnes plus doux et plus longs favorisent une production d’herbe accrue en fin de saison, parfois difficile à valoriser avant l’hiver. Cette accumulation de biomasse peut ensuite compliquer le démarrage du pâturage au printemps. Dans ce contexte, le pâturage hivernal apparaît comme une piste intéressante pour mieux utiliser l’herbe disponible tout en préparant la saison suivante.\nCette fiche présente les résultats de quatre années d’essais conduits dans le cadre des dispositifs Fermadapt, Cap Protéined et FarmXp, visant à évaluer l’impact du pâturage hivernal sur les prairies. Les travaux ont porté à la fois sur des génisses laitières en système conventionnel et sur des vaches laitières en agriculture biologique, avec des modalités de pâturage adaptées aux catégories animales et aux contextes d’exploitation. L’objectif principal était de mesurer les effets de cette pratique sur la qualité de l’herbe, la structure des prairies et leur productivité à moyen terme.\nLes résultats montrent tout d’abord que l’herbe pâturée en hiver présente de bonnes valeurs alimentaires. Majoritairement constituée de graminées au stade feuillu, elle offre des teneurs élevées en protéines et une valeur énergétique stable d’un hiver à l’autre. Cette qualité permet une valorisation efficace par les animaux, sans recours à des apports alimentaires supplémentaires importants.\nDu point de vue des prairies, les essais indiquent que le pâturage hivernal, lorsqu’il est conduit avec des chargements modérés et des hauteurs d’herbe maîtrisées, ne dégrade ni le rendement annuel ni l’équilibre entre graminées et légumineuses. Si une légère dégradation visuelle peut être observée en cours d’hiver, celle-ci disparaît au printemps grâce à la capacité de régénération des prairies. Les zones pâturées et non pâturées présentent alors des compositions floristiques comparables.\nLa pratique entraîne toutefois un effet à anticiper : un retard de croissance de l’herbe au printemps, estimé à environ deux semaines, lié à une hauteur de couvert plus faible en sortie d’hiver. Ce décalage n’affecte pas la pousse globale sur l’année, mais nécessite une organisation adaptée du calendrier de pâturage.\nEn conclusion, le pâturage hivernal apparaît comme une technique robuste pour valoriser l’herbe excédentaire en hiver, sans impact négatif durable sur les prairies. Il peut être intégré de manière régulière ou ponctuelle, à condition de respecter certaines conditions de réussite et d’anticiper ses effets sur le démarrage du pâturage de printemps.","language":null,"keywords":[],"project":{"code":"25PCA005","name":"Programme annuel CRA BRETAGNE 2025"},"notice-url":null,"document-url":"https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=221592","productions":["alfalfa","annual_ryegrass","bromus","clover","cocksfoot","fescue","meadow","phacelia","rough_bluegrass","ryegrass","sainfoin","timothy"],"taxa":[],"production-systems":[],"areas":[],"pests":[]}