{"id":"chambres_d'agriculture_321828","title":"Stratégies d’adaptation en élevage laitier (22) face aux défis climatiques - FERMADAPT","year":2025,"publisher":"Chambres d'agriculture","excerpt":"Cette étude de cas explore les stratégies d’adaptation du GAEC d’Armor, un élevage bovin laitier en zone de Lamballe. Face aux sécheresses récurrentes et aux épisodes de chaleur, l’exploitation mise sur la complémentarité polyculture-élevage, l’utilisation du maïs à double fin et l’amélioration des …","url":"https://rd-agri.fr/detail/DOCUMENT/chambres_d'agriculture_321828","links":{"self":"/rd-agri/documents/chambres_d'agriculture_321828"},"description":"Cette étude de cas explore les stratégies d’adaptation du GAEC d’Armor, un élevage bovin laitier en zone de Lamballe. Face aux sécheresses récurrentes et aux épisodes de chaleur, l’exploitation mise sur la complémentarité polyculture-élevage, l’utilisation du maïs à double fin et l’amélioration des bâtiments pour garantir la résilience de son système fourrager et le bien-être des animaux. L’évolution du climat dans la région de Lamballe se traduit par des étés plus secs, une augmentation des températures et une plus grande variabilité des précipitations. Pour l’élevage laitier du GAEC d’Armor, ces changements impactent directement la production fourragère et le confort thermique des vaches. Cette étude de cas, réalisée dans le cadre du programme FERMADAPT, met en avant des solutions concrètes pour sécuriser la production laitière face aux aléas climatiques.\nL’un des leviers principaux repose sur l’optimisation du maïs ensilage. Son cycle étant de plus en plus court, l’exploitation a choisi d’intégrer du maïs grain dans son assolement comme « roue de secours ». En cas d’année sèche, ce maïs peut être ensilé, compensant ainsi le manque de fourrage et réduisant la nécessité d’achats extérieurs. Cette stratégie permet d’assurer l’autonomie alimentaire du troupeau tout en maintenant une marge économique viable.\nUn deuxième axe d’adaptation concerne les cultures intermédiaires. Actuellement, du ray-grass d’Italie (RGI) est utilisé en dérobé pour fournir un fourrage riche en protéines. Cependant, ce dernier peut puiser trop d’eau dans le sol et affecter le maïs suivant. Pour limiter cet impact, l’exploitation teste un mélange seigle-vesce, plus économe en eau et potentiellement plus intéressant sur le plan nutritionnel.\nEnfin, la gestion des bâtiments est un enjeu clé pour améliorer le confort des vaches en période de chaleur. La stabulation étant enclavée, la circulation de l’air est limitée, ce qui peut entraîner du stress thermique. Plutôt que d’investir dans des ventilateurs, des solutions simples et peu coûteuses sont envisagées : ouverture partielle des bardages pour améliorer la ventilation naturelle et suppression de certaines cloisons pour favoriser le renouvellement de l’air.\nGrâce à ces adaptations, le GAEC d’Armor souhaite renforcer sa capacité à faire face aux sécheresses et aux vagues de chaleur, tout en maintenant une production laitière performante et durable. Cette étude illustre l’importance d’une approche globale combinant gestion des cultures, adaptation des bâtiments et optimisation du système fourrager pour sécuriser l’avenir des élevages face au changement climatique.","language":null,"keywords":["Climat et qualité de l'air"],"project":{"code":"24PCA005","name":"Programme annuel CRA BRETAGNE 2024"},"notice-url":null,"document-url":"https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=214251","productions":["grain_corn","popcorn","seed_corn","silage_corn","sweet_corn"],"taxa":["zea_mays"],"production-systems":[],"areas":[],"pests":[]}