Les cultures fourragères estivales : une ressource relais de nos prairies en été

2025 · Arvalis

Avec les évolutions climatiques, la croissance de l'herbe débute précocement en sortie d'hiver et a tendance à se prolonger tardivement en automne. La période estivale tend à s'allonger, avec un déficit hydrique de plus en plus fréquent, impactant la production d’herbe et entrainant la distribution d’une partie des stocks fourragers pour répondre aux besoins des animaux. Se pose alors la question du maintien d’une production de biomasse pendant la saison chaude et sèche. Les graminées dites en C4, qui se différencient des graminées en C3 par leur métabolisme biologique, sont plus adaptées aux conditions estivales rencontrées car leur rendement photosynthétique est maintenu en présence de forte luminosité et de températures élevées. Les sorghos fourragers multicoupes, les millets, les mohas ou encore le teff grass font parties de ces graminées en C4, étudiées en réseau d’essais durant les étés de 2021 et 2022 dans le cadre du projet CAP PROTEINES. Malgré deux années climatiquement contrastées, la production de biomasse intra-variétale est restée stable. Nos résultats confirment l’intérêt des espèces végétales en C4 comme alternative aux prairies. D’autres espèces ont aussi fait l’objet d’essai : les légumineuses annuelles (trèfles et vesces) et tropicales (lablab et cowpea), cependant la contribution de ces légumineuses à la production de biomasse reste faible en association avec des graminées.

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Source : Plateforme R&D Agricole (ACTA) — CC BY-NC-SA 4.0. Usage non commercial uniquement.