Diversité de conduite du maïs pour réduire le travail du sol

2026 · FDCUMA 69 · fra

La fiche présente les pratiques d’un groupe de 13 éleveurs des Monts du Lyonnais cherchant à réduire l’érosion et à régénérer leurs sols, majoritairement superficiels et sableux. Face aux sécheresses récurrentes, le GIEE et le groupe pilote sol Danone ont permis de multiplier les essais et d’investir dans du matériel de travail simplifié. L’objectif commun est de « couvrir le sol au maximum et d’avoir à le travailler le moins possible » avant et après l’implantation du maïs. Les systèmes testés vont du labour classique au strip-till, en passant par le scalpage, la fissuration à l’actisol, le semis combiné, ou encore des conduites sans labour ni glyphosate. Les choix techniques dépendent fortement de la météo, du précédent cultural (un méteil étant plus facile à détruire qu’un ray-grass), du matériel disponible et des arbitrages entre érosion, chimie et temps de travail. Un tableau compare les différentes conduites selon le coût, le temps de travail, la perturbation du sol (STIR) et le risque lié aux phytos. Les systèmes les plus économes en travail du sol (strip-till, ACS) affichent les STIR les plus faibles (jusqu’à 8 contre 145 pour la référence labour), mais nécessitent souvent plus de technicité. Les témoignages d’agriculteurs illustrent les transitions : l’un explique qu’en continuant à labourer sans fumier, « on va finir avec un tas de sable », tandis qu’un autre montre comment l’arrivée de l’actisol puis du strip-till lui a permis de passer de 8–10 passages à 6–8 passages plus superficiels, tout en préservant la matière organique. Enfin, la fiche rappelle l’intérêt du STIR comme indicateur de perturbation du sol, utile pour comparer les rotations et anticiper les pertes de carbone, de structure et d’humidité.

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Source : Plateforme R&D Agricole (ACTA) — CC BY-NC-SA 4.0. Usage non commercial uniquement.