Leviers pour augmenter le stockage de Carbone en betterave
2025 · ITB
Le premier document est un article du Betteravier Français. Il analyse la capacité d’un système de culture innovant (Syppre Champagne) à concilier réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et stockage de carbone dans le sol. Le système repose sur plusieurs leviers : diversification des cultures (dont légumineuses), réduction des apports d’azote, simplification du travail du sol et développement des couverts végétaux. Les résultats montrent une réduction significative des émissions de GES sur 4 ans, notamment grâce à la diminution de la fertilisation azotée et de la consommation d’énergie. Cependant, le sol reste en situation de déstockage de carbone, phénomène même accentué dans le système innovant. Le bilan global est légèrement favorable, mais reste limité du fait de ce déstockage. Une des explications réside dans des rendements parfois insuffisants, limitant les apports de résidus organiques au sol. Les couverts d’interculture apparaissent comme un levier essentiel pour améliorer le stock de carbone, surtout s’ils sont implantés précocement et productifs. Le document souligne que les actions sur les GES et le carbone peuvent être antagonistes et difficiles à optimiser simultanément. Le second document synthétise les connaissances sur le rôle des résidus de betterave à la récolte (feuilles et racines restantes) dans le stockage de carbone et les émissions de N₂O. Les feuilles représentent la principale source de carbone restitué au sol, tandis que les racines résiduelles contribuent plus modérément. Les feuilles de betterave présentent un fort potentiel de stockage de carbone, mais aussi un fort potentiel d’émissions de N₂O. Après incorporation des résidus, des émissions rapides de N₂O sont observées, souvent liées à leur faible rapport C/N et à leur richesse en azote. Les émissions dépendent de nombreux facteurs : humidité du sol, disponibilité en azote, type de sol et gestion des résidus. Le tassement du sol et les conditions humides favorisent fortement ces émissions en créant des conditions anaérobies. Un dernier levier est étudié pour limiter le risque de tassement lors de l'arrachage des betteraves, qui génère un risque d'émission de GES.Les machines lourdes peuvent provoquer des tassements en profondeur, difficiles à corriger et pouvant dégrader durablement la structure du sol, la circulation de l’eau et l’activité biologique. Ces tassements peuvent persister plusieurs années (3 à 7 ans) et affecter les cultures suivantes. Pour limiter ce risque, l’ITB recommande plusieurs leviers : organiser des voies de circulation dédiées, réduire la charge des machines (vidange régulière), privilégier des bennes à plusieurs essieux et adapter la conduite de l’intégrale. Le passage répété au même endroit est préférable pour limiter l’impact sur l’ensemble de la parcelle.
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- Projet : Programme annuel ITB 2025
- Productions : beetroot
- Taxons : beta
Source : Plateforme R&D Agricole (ACTA) — CC BY-NC-SA 4.0. Usage non commercial uniquement.